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Autoportrait de Klaus Grünewald

Objet musée

Numéro d'inventaire : 15736
Titre : Autoportrait de Klaus Grünewald
Dénomination contrôlée : Oeuvre d'art-peinture
Désignation de l'objet : Autoportrait de Klaus Grünewald sur bois (au verso toits de maison), réalisé en 1947 ou 1948 au Gros-Chêne
Matériaux : panneau en bois
Techniques : peinture
Dimensions : 29,3 cm x 21,6 cm
Mode d'acquisition : don
Personnes/Organisations liées : Grünewald, Klaus
Datation (période) :
Date de production : 1947 - 1948
Provenance géographique : Belgique, Gros-Chêne (lieu d'exécution)
Provenance géographique :
Informations historiques : Klaus Grünewald est né le 17 juin 1921 à Barmen, ville de l’arrondissement de Wuppertal, en Allemagne. Sa famille a d’abord quitté l’Allemagne pour les Pays-Bas, pays dans lequel il peut suivre les beaux-arts et les arts graphiques à Amsterdam. A cette occasion, il se liera d’une profonde amitié avec Manfred Grünberg. Ses parents, Fritz Grünewald et Emmy Weisskopf, et ses deux sœurs, Lore et Margot-Eva, arrivent en Belgique en 1938. Ils ont fui l’Allemagne, où tous leurs avoirs financiers ont été spoliés. Après s’être réfugiés aux Pays-Bas en 1936, la famille souhaite s’établir à Bruxelles et y redévelopper sa société d’exportation spécialisée dans l’édition de livres pour enfants. Klaus est vraisemblablement resté aux Pays-Bas jusqu’en novembre 1941. En décembre, il requiert son inscription au registre des Juifs. Son adresse officielle est Rue Auguste Danse, 33, à Uccle, où vit le reste de sa famille. Il est étudiant. Ses parents sont arrêtés et amenés au SS-Sammellager, où, le 27 juillet 1943, ils sont inscrits aux numéros 1545 et 1546 sur la liste du Transport XXI. Ils sont déportés à Auschwitz-Birkenau le 31 juillet. Aucun d’eux ne survit à la déportation. Dans le courant de 1942, Klaus est hébergé clandestinement au château de Bassines, à Méan, où se cachent aussi des résistants, des réfractaires au travail obligatoire et d’autres Juifs, des enfants comme des adultes. Il y donnera des cours de dessin aux enfants qui s’y cachent. Les activités résistantes d’Eugène Cougnet, le directeur de cette colonie, sont dénoncées à l’occupant. Le 25 octobre 1943, la Feldgendarmerie fait une descente et arrête tous les suspects. Suite à cette rafle, Eugène Cougnet est déporté. Parmi les Juifs arrêtés se trouvent Klaus et sa sœur Lore. Tous les deux sont emmenés à la caserne Dossin à Malines (centre de rassemblement précédent les déportations pour les camps de la mort) le 16 ou le 17 novembre 1943. Klaus Grünewald ne reste pas longtemps à la Malerstube (atelier d’artistes ou salle des peintres) de la Caserne Dossin à Malines. Sa sœur et lui sont libérés le 6 janvier 1944, pour intégrer le personnel de l’Hospice auxiliaire de Scheut, à Anderlecht. Ce home fonctionne dans le cadre de l’A.J.B. sous le contrôle de la Sipo-SD. Klaus et sa sœur y sont placés en résidence forcée du 6 au 28 janvier 1944. Le 25 février 1944, ils regagnent leur domicile ucclois. Ils échappent tous les deux à la déportation, ainsi que leur sœur Margot, qui faisait également partie du personnel du château de Méan. Après la guerre, Klaus réalise plusieurs maquettes de livres, crée des images publicitaires et continue à peindre à dessiner. Il déménage à de nombreuses reprises entre 1950 et 1972 pour finir par s’installer à Milan, où il travaille à l’« Institute for the Management of Technology ». En 1977, il se fixe définitivement à Paris jusqu’à sa mort en 1981.